A propos de... 


En tant qu'adepte d'une spiritualité de l'immanence, je ne peux qu'adhérer à cette critique du développement durable de F. Cousin ! Mais j'insiste sur ce terme de développement durable... Il faut s'affranchir de l'anthropocentrisme, quelle qu'en soit sa forme, même la plus moraliste. Et pour cause, la nature, ou plutôt l'univers, n'a pas à être envisagé avec le prisme moral (Elysée Reclus, précurseur de l'écosocialisme et des cités-jardins) ou utilitaire (Dénoncée ici) de l'homme, elle a à être accueillie comme telle par nous, qui la composons. (Intrication quantique) Par ailleurs, F. Cousin se trompe et jette une fois de plus le bébé avec l'eau du bain dans un élan extrémiste avec son paradigme monomaniaque de "fétichisme de la marchandise" car l'écologie peut être officiellement envisagée selon trois approches selon Jacques Theys : Elle peut être biocentrique, avec une assimilation de la nature à tout ce qui est en dehors du champ humain. (Wilderness avec Henry David Thoreau) Elle peut être relationnelle comme le dénonce F. Cousin. Ceci renvoie au cadre de vie, à la notion de nature artificialisée ou non. Et elle peut-être enfin purement technocentrique et utilitaire, conception qui émerge avec l'idée selon laquelle la nature est un ensemble d'aléas auxquels il faut faire face. Une approche modélisatrice et prospective.
Là où l'on voit aussi que F. Cousin sombre dans le dogmatisme, c'est lorsqu'il essaye à tout prix de faire rentrer la réalité scientifique dans son prisme de lecture marxiste : Il va jusqu'à nier l'origine humaine du dérèglement climatique en invoquant la thèse des cycles climatiques au prétexte que la mettre en lumière s'inscrirait dans l'intérêt du grand capital. Quand bien même d'ailleurs, et alors ? Les faits sont les faits. Comme si la cause du changement climatique que nous connaissons pouvait être réduite au seul paramètre que comporte la thèse des cycles climatiques... A trop verser dans l'idéologie, F. Cousin frôle le niveau politique de Donald Trump.